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Virginie Rozière

Accord UE-Japon : Protégeons nos standards environnementaux et sociaux

Signé le 17 juillet dernier, l’accord de partenariat économique conclu entre l’UE et le Japon vise une libéralisation des échanges. Il prévoit une plus grande ouverture des marchés publics, la suppression des obstacles tarifaires, techniques et réglementaires aux échanges, la libéralisation des services, la protection des droits de propriété intellectuelle et de 205 indications géographiques de l’UE.

Au vu des dommages potentiels pour les standards environnementaux et sociaux européens, Virginie Rozière, co-présidente des Radicaux de gauche, a voté contre le texte.

Selon l’eurodéputée, « On ne peut pas ignorer le débat sur l’accord avec le Canada (CETA). Il est essentiel en matière d’accords commerciaux que les normes sociales et environnementales soient assorties de mécanismes contraignants qui garantissent leur protection maximale. Or,  force est de constater que l’accord UE-Japon, tel que négocié par la Commission européenne, ne reprend pas ces exigences. D’une part, si un chapitre sur le développement durable est bien présent, il n’est pas contraignant faute de mécanismes de sanctions appropriés. D’autre part, le Japon n’a pas ratifié deux des huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ».

En votant contre cet accord de partenariat économique, Virginie Rozière dénonce une doctrine du commerce international qui oppose la promesse d’échanges économiques aux garanties sociales et environnementales : « J’entends rester cohérente et donc défendre une autre vision du commerce international. Face aux crises de nos sociétés contemporaines, nous avons besoin de règles justes répondant aux enjeux de notre époque : le maintien des services publics, le respect des indications géographiques, d’une agriculture durable, de nos préférences en matière sociale et environnementales. » explique Virginie Rozière.