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Virginie Rozière

Accord européen pour protéger les lanceurs d’alerte. Reuters

Les négociateurs du Parlement européen et des gouvernements de l’UE sont parvenus à un accord sur un cadre législatif protégeant les lanceurs d’alerte contre les poursuites dont ils peuvent faire l’objet de la part de ceux dont ils dénoncent les infractions, a annoncé mardi le Parlement.

Les discussions ont notamment buté sur la voie par laquelle les lanceurs d’alerte sont autorisés à agir, certains Etats, dont la France et l’Allemagne, souhaitant que les dénonciations soient d’abord effectuées à l’intérieur de l’entreprise ou de l’organisme visé, avant d’être livrées au public.

Le Parlement, qui craignait qu’une telle procédure fragilise le dispositif, a obtenu gain de cause.

“C’était pour nous de la plus haute importance”, a affirmé, lors d’une conférence de presse, Virginie Rozière, eurodéputée française radicale de gauche et rapporteure du projet de directive pour le Parlement.

“Il n’y aura pas d’obligation stricte de signaler en interne pour bénéficier de la protection, il y aura juste une incitation à le faire”, a-t-elle précisé.