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Virginie Rozière

L’Europe à coeur

C’est aussi la rentrée pour les députés européens, qui ont officiellement repris leurs travaux ce 1er septembre. Les nouveaux élus ont déjà eu le temps de prendre leurs marques cet été. Ils vont maintenant auditionner puis, s’ils l’acceptent, approuver la nouvelle Commission européenne, avant de participer à renforcer le poids de l’Europe sur la scène internationale.

Ils ne sont pas des novices en politique. Mais le Parlement européen ne ressemble à aucune autre assemblée, comme ils aiment à le souligner. Virginie Rozière, Renaud Muselier et Louis-Joseph Manscour y ont fait leur entrée au lendemain des Européennes. Ils ont eu le temps d’y prendre leurs marques. Et d’entamer leur mandat avec enthousiasme.

L’élue de la circonscription Sud-Ouest, membre du Parti radical de gauche, avait déjà travaillé au Parlement européen en tant qu’administratrice auprès du secrétariat de la commission du Marché intérieur et de la protection des consommateurs , où elle va désormais siéger. « Je ne quitte pas mon pays, je découvre un continent » affiche Renaud Muselier sur son site internet.

La tête de liste UMP dans le Sud-Est, membre de la commission des transports et du tourisme, siège désormais au Parti populaire européen… à côté d’Alessandra Mussolini. La petite-fille du Duce et le petit-fils d’Emile Muselier, l’Amiral des Forces françaises libres, le fils de Maurice Muselier, déporté à Dachau, côte à côte pour construire l’Europe, quel « clin d’oeil de l’histoire« !

Quant au socialiste martiniquais Louis-Joseph Manscour, il oeuvrera au sein de la commission développement pour défendre les intérêts de la France et des outre-mer en Europe.

Passionnés par leur nouveau mandat, les trois élus comptent bien peser dans cette ruche européenne. Ils vont d’abord commencer par auditionner les commissaires désignés par les Etats, avant de donner leur feu vert à la future équipe de Jean-Claude Juncker au mois d’octobre – si elle leur convient. Cette semaine ils ont écrit au nouveau président de la Commission européenne pour dire qu’ils étaient opposés à son projet de fusionner les portefeuilles de l’Energie et du climat.

Le changement climatique est précisément à l’ordre du jour des débats en cette rentrée, sans parler de la situation économique, des guerres et des tensions diplomatiques. Ils vont défendre un budget 2015 qui permettra de relancer la croissance, d’aider l’Italie et la Grèce à gérer l’afflux de migrants et de secourir les naufragés, de pouvoir accueillir davantage de demandeurs d’asile, de peser dans la gestion des conflits notamment en Ukraine, d’assurer notre indépendance énergétique, de combattre l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Autant de défis à relever pour ces eurodéputés, qui représentent le ressort des forces vives d’une Europe politique et sociale qui doit renforcer sa cohésion, son implication et son poids à l’international.