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Biographie

Virginie Rozière : « Je suis venue à la politique par l’Europe »

A 42 ans, Virginie Rozière, députée européenne et présidente du parti les Radicaux de Gauche, compte prendre sa place dans la refondation de la gauche en France. Venue à la politique par l’Europe, elle est très attachée à son ancrage familial et à ses valeurs laïques, républicaines et européennes. Elle nous explique son parcours, de Polytechnique à l’Europe, en passant par l’Etat et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

« Petite fille de résistant, issue d’une famille d’agriculteurs et d’universitaires, je suis née à Montpellier il y a maintenant 42 ans », explique l’eurodéputée, attachée à ses racines méditerranéennes et à son passé familial.

« Je suis venue à la politique par l’Europe ». Lorsqu’elle exprime son premier souvenir, elle évoque « Maastricht en 1992, un événement marquant et révélateur, où, âgée de 16 ans, ma conscience politique était suffisamment formée pour comprendre le sujet et en débattre ». Cette étape fondatrice pour l’Europe lui a donné l’envie de militer un projet de tolérance, de solidarité et d’amitié entre les peuples, des valeurs chères à cette femme de gauche.

En décrivant son parcours scolaire et notamment son cursus à Polytechnique, Virginie Rozière aime se souvenir de son grand-père : « il a toujours été très attaché à la méritocratie républicaine et c’était un rêve pour lui que l’un de ses petits-enfants fasse cette grande école française ». Très tôt, elle a voulu dédier son action quotidienne au service de l’intérêt général. C’est avec cet objectif qu’elle a choisi cette formation pour ensuite rejoindre le service public.

« Pour moi l’Europe, c’est construire ensemble un avenir commun ».

Après avoir travaillé dans divers organismes publics de l’Etat, elle intègre l’administration du Parlement européen en 2010. En tant que militante européenne, avec des convictions ancrées à Gauche, c’est un moment fort pour celle qui deviendra ensuite parlementaire européenne. Arrivant au Parlement en pleine crise financière de la zone « Euro », elle découvre alors une Europe bien éloignée de ses idéaux. « Pour moi l’Europe c’est l’amitié entre les peuples, c’est construire ensemble un avenir commun ! », explique celle qui siège désormais dans les instances européennes. La réalité est tout autre puisque l’Europe qu’elle vit à ce moment-là est « ultra libérale, très conservatrice du fait de sa majorité politique ».

En 2012, Virginie Rozière rejoint le cabinet du Ministère de l’Artisanat, du Commerce et du tourisme. Elle se rapproche alors du PRG, un parti européen, laïque et républicain, dans lequel elle se reconnait et retrouve les valeurs politiques qui sont les siennes. « Avec des parents enseignants et universitaires, ces valeurs ont toujours fait partie de mon ancrage familial », aime-t-elle rappeler.

En 2014, Virginie Rozière est investie par le PRG tête de liste de la circonscription sud-ouest aux élections européennes. Une continuité pour elle, une cohérence d’un parcours qui est le reflet de son engagement. « Je suis élue députée européenne et reviens au Parlement. Je peux alors m’exprimer et agir pour porter mon projet européen et de Gauche. Je défends des sujets qui me sont chers, comme la justice fiscale et rédige un rapport d’initiative pour la protection des lanceurs d’alerte adopté en octobre 2017 », précise l’Eurodéputée, particulièrement active au Parlement.

En 2015, elle est également élue conseillère régionale de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et nommée présidente du Comité Régional du Tourisme.

« Je souhaite engager rapidement des discussions avec l’ensemble des composantes de la gauche française pour bâtir un projet solide »

Suite aux évolutions récentes du paysage politique, Virginie Rozière fait face aux divisions de la gauche et explique : « je me suis toujours considérée de gauche et quand le PRG et les Valoisiens ont fusionné, je ne pouvais me reconnaître dans un projet politique qui se revendique du centre et soutien une majorité présidentielle dont la politique penche clairement à droite. Devant le nombre grandissant de militants, de cadres d’élus qui exprimaient leur volonté de continuer à porter les valeurs de la gauche et du radicalisme, nous avons choisi de donner forme à nos convictions en créant les Radicaux de Gauche, en décembre 2017, dont je suis co-Présidente. ».

Avec ce parti, elle souhaite continuer à défendre un projet européen, de gauche et agir pour une République laïque, démocratique et sociale. « Ces idées sont aujourd’hui plus que nécessaires à la reconstruction d’une alternative, au plan national et européen. Le pluralisme politique est indispensable à une démocratie vivante », défend-t-elle.

Ce défi, elle se dit prête à le relever et «souhaite engager rapidement des discussions avec l’ensemble des composantes de la gauche française pour bâtir un projet solide, condition nécessaire pour proposer aux citoyens une liste prête à répondre aux enjeux politiques et démocratiques européens de demain »

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