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Virginie Rozière

Communiqué de presse – Indications géographiques : rencontre au Parlement européen autour de l’extension du mécanisme de protection aux produits non-agricoles.

Virginie Rozière et son collègue italien Nicola Danti ont invité les différentes parties prenantes pour discuter d’une possible extension des indications géographiques de l’Union aux produits non agricoles, alors que la Commission s’apprête à publier un nouveau document de travail.

La Commission européenne, la présidence slovaque du Conseil, la rapporteure du texte pour le Comité économique et social européen ainsi que des producteurs et organisations professionnelles ont échangé, avec une volonté commune d’avancer sur le dossier.
Les points de vue exprimés lors de cette rencontre convergent tous vers la nécessité d’adopter un mécanisme protecteur des indications géographiques non agricoles au niveau européen. Une indication géographique (IG) identifie un produit provenant d’une localité lorsque les caractéristiques et qualités de ce produit sont liées à son origine géographique. Aujourd’hui, seule une quinzaine d’États membres de l’Union européenne protège ces produits mais la différence des régimes de protection et leur couverture réduite limite leur portée. Un mécanisme de protection serait bien plus efficace s’il existait à l’échelle de l’Union européenne. C’est l’objet du rapport adopté à une large majorité par le Parlement européen en octobre dernier : il demande très clairement à la Commission de légiférer.
La réunion d’aujourd’hui a permis de renouveler cette demande tandis que la Commission a présenté l’avancée de ses travaux. Les arguments en faveur d’une extension des IG aux produits non agricoles ont été rappelés : protection des PME/TPE contre l’appropriation de leurs savoir-faire et la contrefaçon ; meilleure information des consommateurs ; mise en valeur des territoires et défense de l’emploi.
Virginie Rozière, rapporteure du texte du Parlement européen a déclaré : « la Commission avance, mais pas assez vite. La volonté politique est pourtant là, du côté du Parlement européen et des autres institutions européennes. La conférence d’aujourd’hui nous a une nouvelle fois démontré la richesse du patrimoine européen. Sa beauté aussi. Défendre ce patrimoine, c’est préserver nos traditions mais c’est surtout garantir la pérennité de l’emploi et de l’activité dans des zones souvent rurales. Alors que l’on oppose trop régulièrement l’Union européenne à ses citoyens, il s’agit là d’une belle mesure en faveur des territoires et de ceux qui les font vivre. »