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Virginie Rozière

COMMUNIQUE DE PRESSE – Virginie ROZIÈRE salue l’accord sur la crise grecque, mais dénonce l’attitude irresponsable de Wolfgang SCHÄUBLE

Les socialistes et démocrates européens n’ont cessé de plaider pour le maintien de la Grèce au sein de la Zone euro. Et je salue le fait qu’un accord ait pu être conclu. Nous avons échappé de peu à un Grexit. Pour l’instant…

Mais au-delà de l’accord trouvé pour maintenir la Grèce dans la zone euro, c’est maintenant la survie de l’Union européenne qu’il nous faut dessiner !

Tant que la politique européenne se fera au rythme des enjeux et égoïsmes nationaux, elle restera inefficace et ne conduira qu’à dresser les peuples et leurs intérêts respectifs les uns contre les autres comme elle en a cruellement fait la démonstration ces dernières semaines. Comment, dans ces conditions, faire face aux défis de l’avenir ? Pouvons-nous réellement nous féliciter de cet accord ?

Ce compromis aurait dû être la première pierre d’une nouvelle économie grecque favorable à l’investissement et à la croissance, aidée par une réforme d’un État qui, il est vrai, a longtemps été corrompu et désorganisé ; pas un moyen pour les apôtres d’une orthodoxie ultra-libérale de continuer d’imposer l’austérité en Europe.

Par la cause des pressions irresponsables et dangereuses d’une certaine droite européenne, de Wolfgang Schäuble notamment, la Grèce a manqué être exclue de la zone euro et l’Europe toute entière ébranlée. Grâce à l’action déterminée de quelques chefs d’Etat, au premier rang desquels François Hollande, cette issue funeste a pu être évitée.

Le projet européen est avant tout un projet d’appui mutuel et de solidarité dont il nous faut de toute urgence retrouver le sens et établir les conditions si nous voulons que l’Europe résiste aux prochaines crises. Je souhaite qu’enfin nous fassions un pas vers une Europe plus solidaire et plus forte, capable de répondre aux épreuves de manière raisonnable et pragmatique, non dogmatique, qui rapproche les peuples européens au lieu de les opposer.

À présent, je me joins au groupe des Socialistes et Démocrates européens pour appeler tous les parlements nationaux impliqués par le processus à ratifier cet accord.