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Virginie Rozière

CP – le Parlement européen s’engage pour la protection des abeilles et la lutte contre la contrefaçon de miel.

L’apiculture fait partie intégrante de l’agriculture européenne et constitue le revenu principal ou secondaire de plus de 500 000 citoyens de l’Union européenne. Des députés européens se sont mobilisés pour rappeler l’importance du secteur, parmi eux Virginie Rozière explique que les enjeux de l’apiculture dépassent de loin celui de sa valeur économique directe:

« Il faut surtout rappeler que les abeilles sont le maillon essentiel de la pollinisation et par là de l’équilibre écologique et de la biodiversité : 84 % des espèces végétales et 76 % de la production alimentaire en Europe dépendent de leur survie. Ce sont les abeilles qui assurent la pérennité des cultures et des activités humaines qui s’y rapportent » explique l’eurodéputée.

Ce vote intervient alors que les populations d’abeilles européennes continuent de décliner. Les raison sont multiples. La résolution votée par le Parlement européen pointe du doigt les espèces exotiques invasives, mais aussi les changements environnementaux, la destruction de leur habitat et une agriculture intensive qui utilise des pesticides nocifs pour les pollinisateurs.

« Pas plus tard qu’hier l’Agence européenne pour la sécurité des aliments a confirmé que trois néonicotinoïdes actuellement soumis à des restrictions d’usage dans l’Union européenne étaient dangereux pour les abeilles. Les conclusions de ce rapport sont venues étayer ce que nous réclamons depuis des mois : l’interdiction totale de ces substances » insiste Virginie Rozière

Les eurodéputés se sont félicités de l’adoption d’un texte qui s’attaque également au problème de la contrefaçon en renforçant la transparence des étiquetages et le contrôle des fraudes.

« Le miel est le 3ème produit le plus contrefait dans le monde. Au sein du marché unique c’est 20% du miel qui est frelaté » explique Virginie Rozière qui avait déjà adressé une question écrite à la commission sur le sujet en septembre 2017. « Nous constatons avec satisfaction qu’à travers ce texte le parlement appelle à une profonde réforme des procédures de contrôles, l’intensification des inspections d’import pour détecter « les sirops de sucre artificiels » ainsi que des pénalités plus lourdes pour les fraudeurs et une labellisation qui mentionne le pays d’origine. » précise l’élue radicale de gauche.

« Les propositions de ce texte sont un signal clair pour les États membres qui doivent maintenant retrouver un peu de volonté politique pour en finir avec l’hégémonie des firmes de pesticides ! » conclut-elle.