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Virginie Rozière

CP- Secteur ferroviaire : Virginie Rozière dénonce une « réforme managériale », novlangue technocratique qui révèle l’absence de vision du service public et la mise en péril de la cohésion territoriale.

Malgré les réserves des syndicats à la sortie du rapport Spinetta, le gouvernement a fait le choix de reprendre l’essentiel de ses préconisations. Une vision du secteur ferroviaire technocratique, révélatrice d’un aveuglement quant aux objectifs du service public ferroviaire et qui signe, par le recours aux ordonnances, une nouvelle fois, un mépris du Parlement et des corps intermédiaire, ni plus ni moins qu’un déni de démocratie. Virginie Rozière explique :

« Il est malhonnête de faire croire que l’Union européenne impose une ouverture à marche forcée des services ferroviaires. En réalité, ni une évolution de la SNCF vers une société anonyme et encore moins une réforme du statut des cheminots ne correspondent à des recommandations européennes. C’est le choix politique du seul gouvernement français, qu’il cherche à imposer sans discussions via le recours aux ordonnances, et non pas le résultat d’une prétendue « adaptation aux règles européennes ».

La délégation socialiste et radicale française s’est en effet battue pour que le 4ème paquet ferroviaire garantisse la capacité des États à maintenir des obligations de service public et à exclure l’accès d’opérateurs privés pour garantir l’équilibre d’un service public.

« N’oublions pas que la mission première du service public ferroviaire est d’assurer le maillage du territoire pour tous les citoyens » Rappelle l’eurodéputée radicale de gauche. « Or, on observe que l’entrée des opérateurs privés sur le marché ferroviaire se traduit presque toujours par l’abandon progressif des ligne dites « secondaires » alors même que ces dernières demeurent les premiers leviers de la cohésion territoriale » précise-t-elle.