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Virginie Rozière

Virginie Rozière

Directive ‘lanceurs d’alerte’, Virginie Rozière pointe du doigt l’attitude de plusieurs États membres. Agence Europe

Le rapporteur du Parlement européen sur la directive introduisant une protection des lanceurs d’alerte au niveau de l’Union européenne, Virginie Rozière (S&D, française) a dénoncé, jeudi 28 février, la position particulièrement restrictive d’un groupe d’États membres dans ce dossier, à savoir la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et l’Autriche.

L’eurodéputée déplore en effet l’attachement de ces pays à la position initiale de la Commission européenne qui propose le signalement d’un acte répréhensible en trois étapes, d’abord au sein de l’organisation du lanceur d’alerte, puis en externe auprès d’une autorité compétente, enfin en direction des médias et du public.

Le PE s’oppose à une telle hiérarchie entre un signalement ‘interne’ et un signalement ‘externe’.

« Force est de constater que l’attitude de la France, qui a pris la tête d’un groupe de quelques États qui bloquent les négociations, risque de conduire à une impasse », a déploré Mme Rozière, à quelques jours d’une session de négociation interinstitutionnelle qui pourrait s’avérer conclusive, lundi 4 mars. Et le rapporteur de dénoncer « l’hypocrisie » de ces États membres.

Plus tôt dans la semaine, la parlementaire avait déjà exprimé son agacement à l’occasion de l’inauguration d’une exposition sur les victimes du Mediator.