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Virginie Rozière

Accord de partenariat économique UE-Japon

Signé le 17 juillet dernier, l’accord de partenariat économique conclu entre l’Union européenne et le Japon vise une libéralisation des échanges. En matière d’accords commerciaux, il est essentiel que les normes sociales et environnementales soient assorties de mécanismes contraignants qui garantissent leur protection maximale. Or, force est de constater que l’accord UE-Japon, tel que négocié par la Commission européenne, ne reprend pas ces exigences. D’une part, si un chapitre sur le développement durable est bien présent, il n’est pas contraignant faute de mécanismes de sanctions appropriés. D’autre part, le Japon n’a pas ratifié deux des huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

L’adoption d’une nouvelle doctrine du commerce international est indispensable à l’avenir, de même que la transparence des négociations. Face aux crises de nos sociétés contemporaines, nous avons besoin de règles justes répondant aux enjeux de notre époque : le maintien des services publics, le respect des indications géographiques, d’une agriculture durable, de nos préférences en matière sociale et environnementales. Au vu des dommages potentiels pour les standards environnementaux et sociaux européens, j’ai voté contre cet accord de partenariat économique.