RETOUR

Virginie Rozière

Explications de votes – Révision de l’accord-cadre sur les relations entre le Parlement européen et la Commission

Le mode de désignation du président de la Commission européenne est un enjeu central de l’élection européenne à venir ainsi qu’un outil essentiel pour rendre les institutions européennes plus démocratiques. C’est donc avec cet objectif que j’ai voté pour ce rapport qui défend le processus du Spitzenkandidat. Selon ce système, la présidence de la Commission revient au candidat du parti arrivé en tête des élections. Mais alors qu’il apparaît comme un gage de transparence et de légitimité politique, certains dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, se sont montrés rétifs à sa reconduction, préférant que le Conseil européen élise un candidat à la majorité qualifiée et selon des critères plus opaques. C’est pourquoi je me félicite que le Parlement se soit clairement engagé à rejeter tout candidat à la présidence de la Commission qui n’aurait pas été désigné comme « candidat en tête de liste ». Il s’agirait là d’un véritable progrès démocratique puisque que l’ensemble des électeurs de l’Union éliraient la tête de l’exécutif européen.