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Virginie Rozière

Lanceurs d’alerte et journalistes : la vague collaborative lancée par Assange a dépassé Wikileaks, France 24

Ces fuites d’informations sont devenues « l’élément d’un contre-pouvoir citoyen face aux multinationales« , notamment en matière fiscale, souligne Virginie Rozière, députée européenne (Socialists and Democrats, gauche) et rapporteure du projet de directive.

Des montagnes de données qui se transforment en vagues de révélations : Wikileaks et son fondateur Julian Assange ont transformé ces dernières années le travail des journalistes avec les lanceurs d’alerte.

Le principe de l’ONG, fondée en 2006 par l’Australien Julian Assange, est simple : elle permet de mettre en ligne des documents compromettants, sans que la source soit identifiée. Ces documents ont permis à Wikileaks de révéler des scandales sur une bavure de l’armée américaine en Irak ou sur les dessous de la diplomatie américaine. Ces révélations en masse, correspondant à l’exigence de transparence totale du fondateur de Wikileaks, posent pourtant de sérieuses questions éthiques et pratiques aux journalistes.

Jeudi, les journalistes à travers le monde étaient partagés sur ce que signifiait l’arrestation du fondateur de Wikileaks à Londres, après 2.487 jours dans l’ambassade d’Equateur.

De plus en plus de journalistes ont aussi appris à travailler avec ces lanceurs d’alertes qui, s’ils sont aussi vieux que la presse, apportent désormais avec eux des milliers de pages de preuves de ce qu’ils avancent. Le Parlement européen doit d’ailleurs voter lundi des mesures de protection accrue des lanceurs d’alerte face aux représailles économiques ou aux guerres d’usure juridiques lancées par leurs employeurs.

Photo : AFP/Archives