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Virginie Rozière

L’état de droit en Roumanie

La situation en Roumanie est préoccupante après des réformes contestées menées par le gouvernement roumain. La réforme de la justice et du code pénal a été décriée par la Commission européenne et la Commission de Venise car elle affaiblit l’indépendance du pouvoir judiciaire et sa capacité à lutter efficacement contre la corruption et la criminalité organisée. À cela s’ajoute un référendum en octobre dernier sur la définition du mariage dans la Constitution pour le limiter à celui d’un homme et d’une femme et ainsi l’interdire aux personnes de même sexe, qui n’a pas été avalisé par les électeurs. 

J’ai voté en faveur de la résolution sur le respect de l’état de droit en Roumanie. La Roumanie a accompli des progrès contre la corruption depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007, grâce au parquet national anticorruption qui a enquêté sur des milliers de responsables politiques. Néanmoins, la Commission européenne s’inquiète d’un possible retour en arrière.

Le respect de l’État de droit et des valeurs européennes est une priorité, indépendamment de la couleur politique du gouvernement mis en place. Tous les États et tous les gouvernements de l’Union européenne ont le devoir absolu de respecter les fondements démocratique