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Virginie Rozière

« Même si cela prend des années, Google ne pourra pas renier l’applicabilité d’un droit européen ». La Libre Belgique

« La campagne de spams organisée par les opposants à la directive ‘Copyright’ reste énorme », constatait ce vendredi un assistant de l’eurodéputée française Virginie Rozière (Socialistes et Démocrates), très impliquée dans les négociations. Elle relève même de l’intimidation comme dans ce mail envoyé jeudi aux eurodéputés pour les menacer de modifier leur page Wikipédia en fonction de leur vote de mardi prochain. “Ceci est un avis important concernant votre RÉPUTATION sur le Web entre la semaine prochaine et les élections européennes de 2019” : l’annonce faite par des militants d’“Open Internet” et de “Transparency” est sans équivoque. 

Un lobbying intense et “pervers”

Du côté des “pour”, une riposte existe. “Europe for Creators” continue à envoyer des mails, constate le staff de Virginie Rozière mais la pression est moindre. Créée en septembre 2018 afin de défendre la directive, cette plateforme rassemble des organisations telles que la Société des auteurs multimédia (Scam), la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) en France, son équivalent en Belgique, la Sabam, etc. “Nous publions des éléments mais nous ne menaçons jamais”, précise Hervé Rony, directeur général de la Scam qui dénonce la dimension “très perverse” de la campagne menée à grands frais, notamment par European Digital Rights (EDRi). “Faire des artistes, musiciens, journalistes, documentaristes… des ennemis de la liberté d’expression et des libertés publiques c’est… ridicule”, dit-il.