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Virginie Rozière

Politiques européennes

Manifeste des 343 femmes européennes : ``Mon corps, mes droits !``, Le nouvel Observateur, le 12 octobre

« Nous, 343 femmes européennes, défendons une Europe des droits des femmes et de l’autodétermination. »

C’est un appel pour le droit des femmes à disposer de leur corps en Europe qui en rappelle un autre : à l’initiative d’écologistes françaises et allemandes, 343 femmes, élues des Verts, de la gauche européennes ou responsables associatives, signent ensemble un manifeste (343manifesto.eu) en référence à l’appel à la dépénalisation et à la légalisation de l’avortement publié en France dans « le Nouvel Observateur » en 1971. « Nous, 343 femmes européennes, défendons une Europe des droits des femmes et de l’autodétermination », écrivent-elles, à l’heure où « l’Europe subit une réaction brutale contre les droits des femmes ». Et où le pape François vient de comparer l’avortement au recours à « un tueur à gages ».

« Nous, 343 femmes européennes, défendons une Europe des droits des femmes et de l’autodétermination. Nous rendons hommage aux 343 femmes qui ont publié en 1971 un manifeste en France dans « le Nouvel Observateur » appelant aux droits sexuels et reproductifs des femmes en exigeant des avortements légaux. Nous faisons de même aujourd’hui, car l’Europe subit une réaction brutale contre les droits des femmes: les réalisations en matière de droits sexuels et reproductifs depuis les années 1970 sont à nouveau menacées. Nous appelons donc tous les gouvernements européens et la Commission européenne à établir et à garantir des conditions qui protègent et défendent les droits des femmes dont leur droit à l’autodétermination.

Malgré les récentes victoires, telles que la légalisation de l’avortement en Irlande, le droit des femmes à choisir est menacé dans toute l’Europe. La Pologne multiplie les tentatives pour restreindre encore les quelques modalités dans lesquelles il est possible d’avorter. A Malte, l’avortement est encore totalement interdit. En Italie, de nombreux professionnels refusent simplement de les exécuter. Ce ne sont là que quelques exemples de réactions violentes aux droits des femmes et nous restons attentif.ve.s à cette attaque contre l’autodétermination des femmes et à la tentative de rétablir les valeurs autoritaires dans l’Union européenne.

Le droit à l’autodétermination est loin d’être égal en Europe : certaines femmes sont autorisées à avorter légalement et en sécurité grâce aux droits progressivement acquis depuis les années 1970. D’autres, surtout lorsqu’elles ne peuvent pas voyager à l’étranger pour se faire avorter, sont obligées de subir un traitement illégal dans des conditions dangereuses, risquant leur santé et leur vie. Cette inégalité est inacceptable et nous est insupportable, tout comme le silence entourant le déni des droits fondamentaux des femmes au sein de l’Union européenne.

Aujourd’hui, alors que nous honorons le « Manifeste des 343″, qui réclamait le droit à l’avortement en France en 1971, nous exigeons les mêmes droits pour toutes les femmes en Europe. Si nous n’agissons pas maintenant et défendons communément nos droits et nos valeurs, une législation régressive pourrait nous ramener à l’époque où le premier manifeste avait été rédigé. Mais nous refusons de laisser la place à des forces réactionnaires, à qui la renonciation aux droits socioéconomiques des femmes est une solution simple à une époque de mondialisation complexe.

L’intégration européenne a apporté la paix, amélioré les conditions de vie d’un grand nombre de citoyen.ne.s et étendu la démocratie et l’État de droit. Nous pensons que le moment est venu de promouvoir l’égalité des droits pour toutes les femmes. Les femmes en Europe doivent avoir les mêmes droits fondamentaux en matière de sexualité et de procréation, le droit de choisir, ainsi que l’accès aux services de santé, à la contraception et à l’avortement sans clause de conscience.

À cette fin, nous appelons les États membres de l’UE et la Commission européenne à fournir les moyens politiques et financiers nécessaires afin d’assurer l’accès des femmes à des avortements sûrs et légaux en Europe et au-delà et à condamner fermement les discours, lois et politiques régressifs et répressifs qui restreignent le droit des femmes à l’autodétermination. »

A retrouver sur le site de l’OBS

La liste des signataires :

Selma Acuner, Women’s Coalition Turkey, Turquie ; Gesine Agena, Bündnis 90/Die Grünen, Allemagne ; Esohe Aghatise, Associazione IROKO Onlus ; Kat Aitken, Royaume-Uni ; Marine Al Dahdah, CNRS, France ; Francesca Allen, Royaume-Uni ; Gill Allwood, Nottingham Trent University, Royaume-Uni ; Jenny Andersson, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Maria Arena, Parlement européen, Belgique ; María Palomares Arenas Cabral, Calala Women’s Fund, Espagne ; Helena Argerich, Greens/EFA au Parlement européen, Belgique ; Estefanía Arias, PODEMOS FUENLABRADA, Espagne ; Fatima Arranz, UCM ; Laura Arroyo, Podemos, Espagne ; Sybil Ashton, Royaume-Uni ; Berivan Aslan, Austrian Green Party, Autriche ; Asociación de Clínicas Acreditadas para la IVE, Espagne ; Michelle Auzanneau, Paris Descartes, France ; Ivana Bacik, Labour Party ; Annelise Badinand, Allemagne ; Marina Barbalata, Roumanie ; Polly Barklem, London-Irish Abortion Rights Campaign, Royaume-Uni ; Anne Barre, WECF, Allemagne ; Rita Barros, APF – Associação para o Planeamento da Família, Portugal ; Sarah Bedson, European Parliamentary Forum on Population and Development, Belgique ; Ana Maria Bejar, IPPF, Royaume-Uni ; Amparo Bella, Podemos Aragon, Espagne ; Natalie Bennett, Green Party of England and Wales (former leader), Royaume-Uni ; Fatima Benomar, Les effronté-es, France ; Marge Berer, International Campaign for Women’s Right to Safe Abortion, Royaume-Uni ; Clara Berglund, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Hélène Bidard, Adjointe à la maire de Paris, co-responsable nationale féminisme et droits des femmes du PCF, France ; Sophie Binet, CGT, France ; Lara Blas, Podemos ; Christina Boateng, International Campaign for Women’s Right to Safe Abortion, Royaume-Uni ; Maria Bondarenko, European Network of Migrant Women, Allemagne ; Hannah Bondi, European Network of Migrant Women, Royaume-Uni ; Rada Bori?, New Left Party, Croatie ; Aline Bory, France ; Maria Ludovica  Bottarelli Tranquilli-Leali, Italian Coordination of The European Women’s Lobby, Italie ; Anaïs Bourdet, Paye ta shnek, France ; Beatrice Brignone, Possibile, Italie ; Carmen Brunner,  Allemagne ; Antonella Buja, City of Modena, Italie ; Theodora Cadbury, Xenia, Royaume-Uni ; Sharon Cameron, FIAPAC, Royaume-Uni ; Anaïs Camus, Ecolo, Belgique ; Elisabetta Canitano, Vita di Donna, Italie ; Philomena Canning, Midwives for Choice, Irlande ; Hanna Carlsson, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Mara Carvalho, APF, Portugal ; Rute Castela, PpDM, Portugal ; Cristina Castillo, Podemos, Espagne ; Malcy Cathelineau, Les Jeunes Ecologistes, France ; Fanny Cavalli, Swedish Women’s Lobby, Suède; Siobhán Cawley, Social Democrats, Irlande ; Roz Chan, Royaume-Uni ; Mara Clarke, Abortion Support Network, Royaume-Uni ; Bethan Cobley, Marie Stopes International ; Filomena Coelho, Portugal ; Teresa Coelho, Portugal ; Marina Cognée, EPF, Belgique ; Laurence Cohen, Parti Communiste Français ; Amy Colgan, DCU Feminist Society, Irlande ; Cristina Cominacini, Le Fate Onlus, Italie ; Maria Constantinou, Chypre; Francesca Cook, Royaume-Uni ; Marije Cornelissen, UN Women the Netherlands, Pays-Bas ; Mónica Costa, Portugal ; Rita Cunha, Portugal; Madeline Da Silva, Le Groupe F, France ; Sodfa Daaji, Afrika Youth Movement, Italie ; Ros Davies, Royaume-Uni ; Anne de Bethencourt, Conseil Economique Social et Environnemental, France ; Maëlle De Brouwer, Selflovegang, Belgique ; Caroline De Haas, France ; Magda De Meyer, Nederlandstalige Vrouwenraad, Belgique ; Marta De Santos, Podemos, Espagne ; Petra De Sutter, Groen, Belgique ; Maria Del vigo, Podemos, Espagne ; Marine DENIS, Sciences Po, France ; Iza Desperak, Manifa ?ód?, Pologne ; Alex Deval, Europe Écologie – Les Verts, France ; Tina Divic, Croatie ; Anna Donati, Green Italia, Italie ; Anna Doyle, South Wicklow Together for Yes, Irlande ; Regine Drewniak, Allemagne; Sónia Duarte Lopes, APF, Portugal ; Fanny Dubot, Europe Écologie – Les Verts, France ; Sarah Dunne, Labour Youth Ireland, Irlande ; Tamara Duricic, Croatie ; Mareike Engels, GRÜNE Bürgerschaftsfraktion Hamburg, Allemagne ; Arana Eukene, Podemos Euskadi, Espagne ; Francesca Falchi, Belgique ; Lucia Farinati, PWB, Royaume-Uni ; Rayah Feldman, Maternity Action; Ana Sofia Fernandes, Portuguese Platform for Women’s Rights, Portugal ; Rosa Maria Fernandez, Plataforma catalana de Suport al Lobby europeu de dones, Espagne ; Susana Fernández García, Red Ecofeminista, Espagne ; Michèle Ferrand, CNRS, France ; Catherine FERRIERE, Le clos bleu B&B, France ; Suzana Fish, Andorre ; Veronica Forwood, NuJ, Royaume-Uni ; Claudia Fousert-Poeder, FemNet Groenlinks, Pays-Bas ; Monica Frassoni, European Green Party, Belgique ; Ann Furedi, British Pregnancy Advisory Service, Royaume-Uni ; Paloma G. Villa, Podemos, Espagne ; Tine Gammeltoft, University of Copenhagen, Danemark ; Mar Garcia, European Green Party, Espagne ; Concepción García Altares, Podemos, Espagne ; Dina Garzón Pacheco, Red Ecofeminista, Espagne ; Bojana Genov, Women’s Network Croatia ; Esther Gombin, France ; Serafin Gonzalez Motos, Personal, Royaume-Uni ; Tania González Peñas, Parlement européen, Espagne ; Catherine Gourbin, University of louvain, Belgique ; Catríona Graham, European Women’s Lobby, Irlande ; Maria Blanca Grimal, Podemos, Espagne ; Luciana Grosu, Women Deliver Alumni, Roumanie ; Malpuri Groth, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Agnes Guillaume, IRD, France ; Iris Gundacker, Plataforma Portuguesa para os Direitos das Mulheres, Portugal ; Lova Gustafson, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Bahar Haghani, the greens, Allemagne ; Sadia Hameed, Critical Sisters, Royaume-Uni ; Kristina Hänel, Abortion clinic, Allemagne ; Line Hansen, Kvinderådet, Danemark ; Sabine Harlos, Frauenraum – fachberatungs- und Interventionsstelle bei häuslicher, Allemagne ; Sara Hassan, Greens Austria/ period brussels, Belgique ; Afërdita Haxhijaha Imeri, Macedonian Women Lobby, Macédoine ; Sirpa Hertell, Green Women´s Association, Finlande ; Maria Heubuch, Parlement européen, Allemagne ; Sophia Hoffmann, Allemagne ; Lesley Hoggart, The Open University, Royaume-Uni ; Goretti Horgan, Alliance for Choice, Derry, Irlande ; Tanja Ignjatovic, Autonomous Women’s Center, Serbie ; Efthymia Ioannidou, Greek Coordination for the EWL, Grèce ; Laura J. Bolé, European Alliance to Save Energy, Espagne ; El?bieta Jachlewska, Inicjatywa Feministyczna, Pologne ; Ina Jacobi, Grüne, Allemagne ; Carmen Jaffke, Apbcee, Luxembourg ; Izabela Janicka, Green Party, Pologne ; AnnaStina Johansson, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Nicola Jones, Royaume-Uni; Emmanuelle Josse, Collectif pour une Parentalité féministe (PA.F), France ; María Dolores Julià, Espagne ; Krystyna Kacpura, Federation for Women and Family Planning, Pologne ;Katarzyna Kadziela, Inicjatywa Feministyczna, Pologne ; Karin Kahlbrandt, Grüne KV Göttingen, Allemagne ; ELENI Karaoli, Socialist’s Womens Movement, Chypre ;Sissi Karnehm-Wolf, Green Party Göttingen, Allemagne ; Ninetta Kazantzis, PCCPWC, Chypre ; Ska Keller, députée européenne, Greens, Allemagne ; Evelyn Kleinert, Allemagne ; Aleksandra Knapik, Gals 4 Gals Lodz / Green Party, Pologne ; Julia Knoenagel, LAG Frauenpolitik, Grüne Bremen, Allemagne ; Aleksandra Ko?eczek, Polish Greens, Pologne ; Sybren Kooistra, Greens, Belgique ; Ioanna Korfiati, Xenia Women, Royaume-Uni ; Nada Kovre, Croatie ; Karolina (Carol P.) Krist (Christ), Green Party Greece, Grèce ; Mirjana Kucer, Women’s network of croatia, Croatie ; Elin Kusmin, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Laura Laguna, Red Ecofeminista ;  Aurore lalucq, Generations, France ; Jean Lambert, Députée européenne, Royaume-Uni; Catherine Lane, National Women’s Council of Ireland ; Ricarda Lang, GRÜNE JUGEND, Allemagne ; Daniela Lanzotti, Italie ; Ophélie Latil, Georgette Sand, France ; Valentina Laurita Longo, Queen margaret university, Royaume-Uni ; Jocelyne Le Boulicaut, Europe Ecologie Les Verts, France ; Loraine Leeson, The cSPACE Trust, Royaume-Uni ; Lea Lejeune, France ; Erica Levy, Royaume-Uni ; Ljubica Lipanovic, Croatie ; Marianna Lipponen, Belgique ;Maria Jesús Lleonart, Espagne ; Mette Løkeland, KVINNEFRONTEN, Norvège ; Pilar López-Jamar Lázaro, Podemos Feminismos, Espagne ; Slobodanka Macanovic, Autonomous Women’s Center, Serbie ; Ina Machold, Allemagne ;Hamarina Macuanja, Portugal ; Laura Malan, Laura Malan, Royaume-Uni ; Sara Mali?, Croatie ; Nica Mammì, IROKO, Italie ; Chloe Manahan, Labour Youth ; Joanna Manganara, International Alliance of Women, Grèce ; Pascale Maquestiau, Le Monde selon les femmes, Belgique ; Marina Marchetti, Belgique ; Rosy Martin, Royaume-Uni ;Rosa Martinez, Equo Berdeak, Espagne ; Amelia Martinez Lobo, ANTICAPITALISTAS ; Adriana Martins, Suède ; Ana Sofia Martins, APF – Associação para o Planeamento da Família ; Daria Marx, Gras Politique, France ; Filipa Mateus, APF – Associação para o Planeamento da Família, Portugal ; Cláudia Mateus, Portugal; Sigi Maurer, Austrian Green Party ; Joanna Maycock, European Women’s Lobby, Belgique ; Salome Mbugua, AkiDwA ; Amanda Merchant, Royaume-Uni ; Irene Meyer-Herbst, Bündnis 90 die Grünen, Allemagne ; Maria Miguel Sierra, La Voix des Femmes ; Maja Mihaljevic, Croatie ; Belen Milán Pérez, Podemos Cantabria, Espagne ; Ana Miranda, députée européenne, BNC ; Mima Misljenovic, Autonomous women’s center, Serbie ; Mirjana Mitic, Autonomous women’s center, Serbie ; Pineda lorenzo montserrat, creación positiva, Espagne ; Maja Morachanin, DOM, Macédoine ;Veronique Moreira, WECF France, France ; Elisa FRancesca Moretti, DEVCO EC, Belgique ; Pauline Mukanza, European Women’s Lobby, Suède ; Irmgard Münch-Weinmann, , Allemagne ; Sinja Münzberg, Grüne Region Hannover, Allemagne ; Rossella MURONI, Italie ; Danijela Musta?, Croatie ; Johanna Nejedlová, Konset, République Tchèque ; Aleksandra Nestorov, Autonomous Women’s Centre, Serbie ; Violeta Neubauer, Women’s Lobby of Slovenia, Slovénie ; Teresa Nevado Bueno, Lobby Europeo de Mujeres en España, Espagne ; ;Leah Ní Riabhaigh, SDLP, Irlande ; Patricia Nilsson, Royaume-Uni ; Maria Noichl, députée européenne, Allemagne ; Sinead Nolan, Irish Council for Civil Liberties, Irlande ; Barbara Nowacka, Inicjatywa Polska, Pologne ; Natalia Ochoa Gómez, Espagne ; Camila Ochoa Mendoza, YouAct, Suède ; Annika Ojala, Finnish Green Women’s Association, Finlande ; Bärbel Okatz, VHS Göttingen Osterode, Allemagne ; Verónica Ordóñez López, Podemos Cantabria, Espagne ; Jacqui O’Riordan, University College Cork, Irlande ; Paula Ortiz, Plataforma Portuguesa para os Direitos das Mulheres \| PpDM, Portugal ; Andrea Osvoll, EPF, Belgique ; Pamela Palma Zapata, European Network of migrant Women, Pologne ; Lefki Panteli, Cyprus Women’s Lobby, Chypre ; Angela Paradiso, European Green Party, Belgique ; Lujana Paraman, Gra?anska akcija Trogir, Croatie ; Josefine Paul, Grüne Landtagsfraktion NRW, Allemagne ; Astrid Peter, Allemagne; Iwona Pi?tek, Inicjatywa Feministyczna, Pologne ; Nicole Pibarot, France ; Alexandra Pichl, BÜNDNIS 90/DIE GRÜNEN, Allemagne ; Emmanuelle Pierre-Marie, élue, France ; Montserrat Pineda Lorenzo, Creación Positiva, Espagne ; Sara Pönniäinen, Swedish Women’s Lobby, Suède ; Jeanne Ponte, Parlement européen, Belgique ; Liljana Popovska, Green Party DOM, Macédoine ; Dolorès Pourette, IRD, France; Anny Poursinoff, Europe Écologie – Les Verts, France ; Marta Prades, Podemos, Espagne ; Cécile Prudhomme, Europe Écologie – Les Verts, France ; Milla Pyykkönen, The Feminist Association Unioni, Finlande ; Paula Quinteiro, En Marea, Espagne ; Petra Qvist-Hämäläinen, The Women’s Organisation of the Swedish People’s Party in Finland, Finlande ; Elise Ramirez, International Campaign for Women’s Right to Safe Abortion, Royaume-Uni ; Alicia Ramos Jordan, Congress, Espagne ; Julia Reda, Parlement européen, Belgique ; Sandra Regol, Europe Écologie – Les Verts, France ; Terry Reintke, députée européenne, Greens/EFA, Allemagne ; Liliana Religa, Federation for women and Family Planning, Pologne ; Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, députée européenne, France ; Maria Ribeiro, Portugal ; Emma Ritch, Engender ; Claudia Rodrigues, Associação para o Planeamento da Familia, Portugal ; Verónica Rodrigues, Portugal ; Rosabel Rodríguez, Plataforma portuguesa para os Direitos das Mulheres, Portugal ; Barbara Romagnan, Génération.s, France ; Núria Romero, Dones amb Iniciativa, Espagne ; Isabel Ros Lopez, Royaume-Uni ; Tiina Rosberg, Green Women´s Association, Finlande ; Laurence Rossignol, Sénatrice, France ; Claudia Roth, Bündnis 90/Die Grünen, Allemagne ; Astrid Rothe-Beinlich, Green Party, Member of the Parliament Thuringia, Allemagne ; Rianne Ruviaro, Plataforma Portuguesa para os Direitos da Mulher, Portugal ; Hélène Ryckmans, Parlement, Belgique ; Caroline Saal, Vert Ardent, Belgique ; Teresa Saez Barrao Saez Barrao, Andrea, Espagne ; Réka Sáfrány, Hungarian Women’s Lobby, Hongrie ; Laure Salmona, Collectif Féministes contre le cyberharcèlement, France ; Mafalda Santos, Portugal ; Erika Sanz Méliz Sanz, Podemos, Espagne ; Judith Sargentini, Greens/EFA au Parlement européen, Pays-Bas ; Wendy Savage, Royaume-Uni ; Jamila Schäfer, Bündnis 90/ Die Grünen ; Ulle Schauws MdB, BÜNDNIS 90/Die Grünen, Allemagne ; Molly Scott Cato, Parlement européen, Royaume-Uni ; Karmela Šegvi, Croatie ; Véronique SEHIER, Le Planning Familial, France ; Astrid Selle, Grüne Bündnis 90/Die Grünen, Allemagne ; Réjane Sénac, France ; Anna Sherbany, Royaume-Uni ; Alexandra Silva, Plataforma Portuguesa para os Direitos das Mulheres (Portuguese Platform for Women’s Rights), Portugal ; Laura Slimani, Génération.s, France ; Roisin Smith, Midwives for Choice, Irlande ; Manuela Smolinski, European Parliamentary Forum on Population and Development ; Ailbhe Smyth, Coalition to Repeal the 8th Amendment, Irlande ; Charlotte Soulary, France ; Beatriz Sousa, Portugal; Viktoria Spielmann, Alternative, Green and Independent Group of Trade Unionists, Autriche ; Hana Stelzerová, Czech Women´s Lobby, République Tchèque ; Miloslawa Stepien, Partia Zieloni, Pologne ; Lisa Stewart, Xenia, Royaume-Uni ; Marie Stuart, Mjwstuart ; Ewa Sufin-Jacquemart, Fundacja Strefa Zieleni, Pologne ; Margaret Sully ; Viviane Teitelbaum, Parlement, Belgique ; Margarida Teixeira, Portuguese Platform for Women’s Rights, Portugal ; Mathilde Tessier, Europe-Ecologie les Verts, France ; Ruby Till, Associazione Iroko Onlus, Italie ; Zeljka Tkalcec, Allemagne ; Baroness Jenny Tonge, UK All Party Parliamentary Group on Population, Development and Reproductive Health, Royaume-Uni ; Marie Toussaint, France ; Maria Antonia Trillo, PODEMOS GALICIA, Espagne ; Alba Ubieto Oliván, Espagne ; Christiane Ugbor, Austrian Women Ring, Autriche ; Simona Urbaityte, Belgique ; Deborah Valencia, Melissa Network of Migrant Women in Greece, Grèce ;Ana Valenzuela Valenzuela, SIEMPRE vzw, Belgique ; Dorotea Valjak, , Croatie ; Kukkamariia Valtola Sjöberg, Gender equality and diversity committé of Miljöpartiet, Suède ; Rebekka van Roemburg, SheDecides, Pays-Bas ; Monika Vana, Parlement européen, Autriche ; Concha Vazquez, Forum de Política Feminista de Madrid, Espagne ; Jeroni Vergeer, FemNet, GroenLinks, Pays-Bas ;  Marie Pierre Vieu, Députée européenne PCF GUE, France ;  Rozière Virignie, Eurodéputée Les Radicaux de Gauche, France ; Helene Wallemacq, ECOLO, Belgique ; Julie Ward, European Parliament, Royaume-Uni ; Sybille Steffan, Allemagne ; Mariel Whelan ; Mechtild Wigger, Bündnis 90/ Die Grünen, Allemagne ; Grace Wilentz, Irlande ; Julia Woller, Bündnis 90/Die Grünen, Allemagne ; Amelia Womack, Green Party of England and Wales, Royaume-Uni ; Pam Wortley, Dwca, Royaume-Uni ; Sinem Yilmaz, European Network of Migrant Women, Belgique ; Silvia Zamboni, Italie ;Magda Zenon, HAD, Chypre ; Anna Zobnina, European Network of Migrant Women (ENOMW) ; Emili Zubovic, Croatie ; Sarah Zürcher, Suisse

RFI, le 25 octobre, Les parlementaires européens ont largement salué ce jeudi 25 octobre le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov emprisonné en Russie et lauréat du prix Sakharov. De son côté, Moscou parle d'une décision « totalement politisée »

Les parlementaires européens ont largement salué ce jeudi 25 octobre le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov emprisonné en Russie et lauréat du prix Sakharov. De son côté, Moscou parle d’une décision « totalement politisée ».

Emprisonné dans le Grand Nord russe, Oleg Sentsov a reçu jeudi 25 octobre le Prix Sakharov, décerné par le Parlement européen. Le cinéaste ukrainien, 42 ans, purge une peine de vingt ans de prison, reconnu coupable par la justice russe de « terrorisme » et « trafic d’armes ». Une affaire qui indigne les chancelleries occidentales et les organisations de défense des droits de l’homme. L’annonce a suscité peu de réactions à Moscou où la décision est jugée politique, rapporte notre correspondant dans la capitale russe, Etienne Bouche.

L’annonce n’a pas franchement ému la diplomatie russe. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, s’est contentée de critiquer une décision « totalement politisée ». « Pourquoi ont-ils choisi Sentsov et non Savtchenko ? ». Une allusion à la pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko, ancien symbole de l’opposition à la Russie tombée depuis en disgrâce dans son pays.

Interrogé par l’agence Ria Novosti, le député Alexeï Tchepa a fustigé « une étape russophobe de plus de la part du Parlement européen ». Le vice-président de la Chambre basse, Piotr Tolstoï, a quant à lui estimé « qu’attribuer un prix à une personne reconnue coupable de terrorisme est la dernière étape d’un mépris marqué pour les normes et la loi ».

« Terroriste », c’est ainsi que Sentsov est qualifié dans le journal Vzgliad, une publication fidèle au Kremlin. L’auteur fait référence dans son article à un ancien chef de guerre tchétchène : « Si le Parlement européen décernait le prix Chamil Bassaïev, Sentsov l’aurait reçu. »

Ovation au Parlement européen

Un peu plus tôt dans la journée, c’est sous des applaudissements nourris au Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg que le prix Sakharov a été décerné au cinéaste ukrainien par le président du Parlement Antonio Tajani, indique notre envoyée spéciale, Anastasia Becchio. « Oleg Sentsov est devenu un symbole pour la libération des prisonniers politiques en Russie et dans le monde », a-t-il déclaré.

En décernant ce prix, l’Union européenne, qui a imposé des sanctions à la Russie après l’annexion de la Crimée, envoie un signal à Moscou. C’est le sentiment de l’eurodéputée verte allemande Rebecca Harms : « Oleg Sentsov est devenu la face de la résistance démocratique partout dans l’est de l’Europe. Il est probablement le plus important prisonnier de Poutine dans le conflit avec l’Ukraine. »

Oleg Sentsov était en lice avec deux autres finalistes : le militant marocain Nasser Zefzafi, lui aussi en prison, et un groupe d’ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée. La candidature du cinéaste ukrainien était portée par le premier groupe du Parlement, le PPE.

Les socialistes et les Verts penchaient pour les ONG. Une candidature trop sensible dans le contexte européen, estime Virginie Rozière du groupe des socialistes et démocrates : « C’était en connaissance de cause. On savait que parce que c’est une candidature politique, parce qu’elle met le doigt là où ça fait mal, elle avait effectivement peu de chances d’être retenue. »

Le président du Parlement européen a appelé à la libération urgente d’Oleg Sentsov. Le prix sera remis le 12 décembre à Strasbourg.

Sentsov devient pour la Russie ce que Sakharov a été pour l’URSS, analyse notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine explique sur les réseaux sociaux que la grève de la faim de 145 jours d’Oleg Sentsov aurait dû forcer les autorités russes à le libérer. Elles n’en ont rien fait.

Le prisonnier politique ukrainien est dorénavant le symbole des violations des droits de l’homme en Russie, comme l’était Andreï Sakharov dans les années 1980. Oleg Sentsov est aussi le symbole de l’agression russe contre l’Ukraine. Il a toujours refusé de prendre la nationalité russe après l’annexion de sa Crimée natale.

Le climat de guerre entre Kiev et Moscou s’est durci au fil des mois. Les affrontements se poursuivent dans le Donbass, où plus de 10 300 personnes ont déjà perdu la vie. Les relations diplomatiques, économiques, énergétiques ou même humanitaires sont très complexes entre la Russie et l’Ukraine.

Plus de 70 prisonniers politiques ukrainiens sont toujours emprisonnés en Russie. L’Ukraine détient des prisonniers de guerre russes, mais les négociations autour d’un échange de détenus sont au point mort. « Le prix Sakharov est un tour de clé de plus pour ouvrir la prison d’Oleg Sentsov », s’est réjoui le Premier ministre Volodymyr Hroissman, sans préciser comment la porte peut s’ouvrir pour de bon.

A retrouver sur le site de RFI

Yuri KADOBNOV / AFP

Agence Europe, le 04 octobre, PE2019; une nouvelle délégation affiliée à Génération.s voit le jour au sein du groupe S&D au PE

Guillaume Balas et Édouard Martin ont annoncé, mercredi 3 octobre, en marge de la session plénière, en présence de Benoît Hamon, la création d’une nouvelle délégation Génération.s au sein du groupe S&D au Parlement européen. « L’acte que nous posons aujourd’hui n’est pas un acte de défiance vis-à-vis de notre histoire, mais de fidélité à notre histoire et nos valeurs. Acte de liberté, nécessaire pour reconstruire la gauche », a déclaré à cette occasion M. Hamon, fondateur du mouvement Génération.s.

L’initiative ne vise pas les élections européennes en tant que telles, a assuré à EUROPE M. Martin, qui présidera cette délégation, rappelant que l’initiative vise plutôt à créer un espace politique autonome au sein du S&D. « Notre ligne représente dans le Parlement actuel une quarantaine de députés européens », a expliqué le député français, citant les Verts/ALE et la GUE/NGL, ainsi que d’autres députés de l’aile gauche du groupe S&D. Le député français, qui a rappelé qu’il ne comptait pas se présenter pour un deuxième mandat, a expliqué que le projet visait « l’après-élection » et à poser les bases, éventuellement, d’un futur groupe politique. Une source a expliqué à EUROPE que le projet de création de la nouvelle délégation a été retardé en raison de difficultés administratives, afin de préserver les postes de salariés liés à la délégation française socialiste.

Ainsi, la nouvelle délégation est totalement autonome de la délégation française, mais lui reste liée financièrement. La présentation de la nouvelle délégation a été faite en présence de députés du groupe S&D, dont Virginie Rozière, mais aussi de Verts/ALE et communistes et, plus globalement, de membres issus du Progressive Caucus (EUROPE 11814).

Génération.s en embuscade. Le mouvement lancé par Benoît Hamon, Génération.s, devrait présenter une liste pour les élections européennes d’ici à la fin du mois d’octobre. M. Hamon a indiqué à la presse française qu’il serait tête de liste aux européennes, faute d’alliance à gauche. (Pascal Hansens et Marion Fontana)