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Virginie Rozière

Protection des lanceurs d’alerte : “Un signal fort en matière de justice, de démocratie et de citoyenneté” pour Virginie Rozière. Le Taurillon

Le Parlement européen et les États membres se sont accordés, lundi 11 mars, sur des règles qui devraient être officiellement adoptées avant la fin de la mandature. Le but : permettre aux lanceurs d’alerte de signaler une infraction soit au sein de leur entreprise ou organisation, soit auprès des autorités européennes ou nationales, comme le Défenseur des droits en France. Si aucune réponse n’est apportée ou si le lanceur d’alerte estime qu’il existe une menace imminente pour l’intérêt public, il peut directement partager ses informations aux médias et ainsi profiter de la protection des sources.

Les parlementaires entendent prémunir les lanceurs d’alerte contre les représailles comme un licenciement ou une rétrogradation.

“Il y a également des chances pour que des lanceurs d’alerte se retrouvent encore devant les tribunaux, subissent le soupçon voire l’isolement, abonde la rapporteuse du texte Virginie Rozière (Socialistes et démocrates), interrogée par notre webzine. Mais l’esprit de l’accord est de rééquilibrer le rapport de force. Il s’agit là d’un signal fort en matière de justice, de démocratie et de citoyenneté. C’est un bon texte pour les Européens et les lanceurs d’alerte pour qui il coûte de mettre au jour des infractions.”