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Virginie Rozière

commission des pétitions triskalia

Triskalia, le scandale de la complaisance française au mépris de la santé des agriculteurs !

La baseline de Triskalia ? « Un territoire, des hommes, la vie ! »
Alors qu’au mépris de nos territoires et de la vie, y compris des femmes et des hommes qui travaillaient pour elle, la coopérative a laissé ses employés et ses agriculteurs manipuler et utiliser, de façon répétée depuis 2016, des pesticides nocifs pour la santé et l’environnement.

Si Triskalia est devenu Euraden « première coopérative agricole de Bretagne », ce changement de nom ne suffira pas à faire oublier les plaintes des victimes de ces produits phytosanitaires ni le défaut de sécurité envers ses employés manipulant ces matières dangereuses en dépit des obligations des directives européennes.

Le Parlement européen à l’écoute des salariés de Triskalia

Nous avions reçu il y a un an et demi les salariés de Triskalia, réunis autour d’une pétition, pour être entendus.
C’est au Parlement européen, en Commission des Pétitions, que ces agriculteurs ont trouvé une oreille attentive, car la France, sourde à leurs plaintes, la justice peu allante pour reconnaitre la responsabilité de ce gros employeur de Bretagne.

Des faits confirmés par le rapport de la Commission européenne qui soulève ce scandale français pour l’environnement et la justice. C’est pourquoi le 2 avril 2019, j’ai demandé au Parlement européen de soutenir ces pétitionnaires.

La France sourde et aveugle face aux pesticides

La vente des pesticides a augmenté de 12% entre 2009 et 2016, un échec pour la conversion vers une agriculture respectueuse et durable, pour notre environnement et pour les êtres humains.
Mais ce gouvernement est allé plus loin encore en reculant sur l’interdiction du glyphosate, lui préférant une réduction de la durée avant renouvellement.
Les agriculteurs victimes des pesticides voient le calvaire s’accroitre avec la répétion de l’histoire : la pollution des sols, de la nourriture et l’intoxication des agriculteurs.

Une agriculture respectueuse des Hommes et de la Planète

Mais plutôt que d’ouvrir la voie, dans le cadre de l’affaire de Triskalia, la France a préférer fermer les yeux et se soumettre à une économie destructrice et dépassée.
Aujourd’hui elle peut encore changer de voie et choisir d’ouvrir les yeux sur la situation de ces agriculteurs et de l’agriculture, plutôt que de rester dans l’impasse de la destruction de notre environnement et de la vie.
Nous, eurodéputés de la commission des pétitions, serons mardi à nouveau aux côtés des pétitionnaires pour appeler la justice française à reconnaître leur préjudice et la France d’être à la hauteur du défi de santé publique et de préservation de l’environnement.