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Virginie Rozière

Virginie Rozière raconte le fonctionnement d’un lobby européen – France Info

La directive droit d’auteurs a opposé deux camps bien distincts : d’un côté les partisans de la réforme, avec les représentants des groupes de presse et des auteurs. Le Gesac, (groupement européen des sociétés d’auteurs et compositeurs), qui représente plus d’un million d’ayants droit dans le domaine de la musique, des arts plastiques, de l’audiovisuel, du théâtre, a notamment été très actif. Ces partisans insistaient pour que les géants américains, qui profitent des retombées publicitaires générées par les œuvres qu’ils hébergent, rétribuent plus justement les créateurs.

De l’autre côté, les pourfendeurs du texte, avec en premier lieu les géants du numérique, comme Google et Facebook, tout comme les partisans d’un internet « libre ». Ils craignaient de voir restreints leurs canaux de diffusion.

Comment le lobbying est progressivement monté en puissance à ce sujet ?

« On a eu d’abord un lobbying classique, c’est-à-dire des groupes d’intérêts, des organisations professionnelles, qui viennent vous voir pour vous expliquer leurs positions. C’est la phase normale du lobbying, mais ça remonte maintenant à très loin« , raconte à franceinfo l’eurodéputée Virginie Rozière. « Ce qu’on a vu émerger quand on s’est vraiment approché du texte définitif de la directive, ce sont des campagnes avec un déploiement de moyens pour influencer, mais à ce stade-là c’est presque intimider les parlementaires européens. Avec d’abord beaucoup de spams.«